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Mon mari ne me parle pas de ses problèmes de santé

Question du 21 mai 2016

J’aimerais rencontrer une personne afin de trouver un peu de sérénité. En effet, mon mari a des problèmes de santé, grands moins grands, je ne peux savoir car il ne me transmet que très peu d’informations. C’est donc difficile de vivre à ses côtés, le comprendre et ne pas être comprise. Je me demandais si la ligue du cancer avait un service d’écoute quand j’ai pensé à votre Association.
Je vous remercie vivement pour votre réponse.

Réponse de Lydia

Merci de nous avoir contacté, car nous avons en effet un service de soutien aux proches-aidants : des marraines ayant accompagné elles-mêmes un proche malade ou en fin de vie se sont formées pour soutenir des personnes dans des situations similaires à la leur. Elles interviennent gratuitement, en fonction de la demande et du besoin soit à domicile, dans un café, par téléphone ou skype ou en vous promenant… Je reçois généralement les proches aidants pour un entretien préalable et puis je cherche la marraine pouvant correspondre à la demande et je l’introduis au proche-aidant. Je vous prie de rappeler au 022 740 04 77 pour une rendez-vous lors de la permanence-conseil gratuite le mercredi soir entre 18h30 et 21h. Ceci dit il me semble quand même important que insistez pour que vous puissiez assister aux visites chez le médecin. D’ailleurs, sachez aussi qu’il est toujours possible de voir le médecin de votre mari (ils ne donneront pas de renseignements par téléphone). C’est légitime que l’épouse sache ce qui se passe.

 

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Mon père ne veut pas aller en EMS

Question du 9 mai 2016 : 

Mon papa âgé de 81 ans vit seul et est encore indépendant. Il m’a fait part qu’en aucun cas (si problèmes de santé) il ne voudrait être transféré dans un EMS. Quels documents officiels devons-nous faire pour le cas où il serait plus apte à pouvoir le formuler, afin de respecter sa demande ?
Il me parle également de exit mais je crois que là il faut qu’il soit apte à faire le geste lui même. Merci d’avance pour votre aide.

Réponse de Lydia:

Il faudrait que votre papa écrive ses directives anticipées, (vous trouvez différents modèles de directives anticipées sur https://entrelacs.ch/category/themes/directives-anticipees/) et spécifier qu’il souhaite, en cas de situation de santé problématique, qu’il soit soigné par des soins à domicile, sachant que s’il aura besoin de surveillance constante, ceci ne pourra pas être garanti, à moins qu’un proche, dont vous, ou du personnel payé comme une gouvernante assure la présence continue, vu que les soins à domicile ne viendront qu’une ou deux fois par jour pour des soins.  Les hôpitaux ne gardent les malades que peu de temps,  et si cette présence n’est pas assuré, il devra être placé malgré tout.
S’il souhaite mourir par Exit, il est exacte que le geste final de boire la potion létale devra-t-être exécuté par lui-même. Une condition est aussi qu’il soit atteint d’une maladie incurable et qu’il ait encore toute sa raison. Donc les démences genre Alzheimer sont exclues. Avant d’entreprendre la démarche, il faut qu’il devienne membre d’Exit, cependant cela ne l’engage à rien.

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Ma mère de 79 ans dépense bien plus qu’elle ne devrait

Question du 22 mars 2016

Ma mère agée de 79 ans est veuve depuis août 2012. Depuis une opération de la hanche en 2014 et une autre au genou en 2015, je trouve que ça mémoire a vraiment diminuée. Mais surtout elle n’arrive pas à gérer sa pension et dépense bien plus qu’elle ne devrait. Bientôt toute ses économies auront disparues et j’ai beau lui expliquer, elle ne comprends pas la différence entre son compte courant et celui d’épargne (je lui fait mettre de l’argent de côté tous les mois pour avoir des réserves) et surtout elle refuse de faire un budget et d’accepter de faire attention. J’ai un accès direct sur ces 2 comptes mais pas sur celui avec le reste de ses économies.

Ce qui est terrible, c’est que à chaque fois que nous nous voyons (en tout cas une fois par semaine), je ne parle plus que de ça et au lieu de passer un moment agréable ensemble, la tension monte et ma mère finit souvent en larmes. Je me fais énormément de soucis, surtout que son loyer va bientôt être augmenté. J’ai déjà été curatrice pour une personnes âgée et sait comment faire, mais à moins de le lui imposer légalement, ma mère refusera que je m’occupe de son argent. Voilà une situation bien compliquée et je me demandais si d’autres sont dans mon cas.

Réponse de Lydia

Il est bien connu que les narcoses peuvent affaiblir la mémoire. Cependant, le cerveau réussit souvent à récupérer sa capacité avec le temps et un peu de patience. Mais elles peuvent aussi précipiter des troubles cognitives. Si vous observez d’autres symptômes comme des pertes de repères, des confusions spatio-temporelles ou de graves oublis, une mémoire récente défaillante, alors il faudrait considérer un diagnostique plus approfondi.  

En ce qui concerne la gestion de l’argent de votre mère, je suis sûre que vous n’êtes pas un cas unique, notamment dans des situations de pertes cognitives. Mais comme vous voyez, la démarche que vous avez adoptée ne porte pas ses fruits. La relation avec votre maman devient difficile et votre stratégie ne réussit pas à modifier son comportement bien au contraire. Est-ce qu’elle compenserait sa solitude/ses deuils/ses diminutions avec des achats?
Mais qu’il y ait un réel début d’Alzheimer ou pas, je crois qu’il faut changer le fusil d’épaule et essayer de recréer d’abord avec votre mère une relation de confiance. 79 ans n’est pas encore un très grand âge, il semble qu’elle est encore valide et arrive à vivre seule. Pour elle se voir surveillée et constamment réprimandée par sa fille peut être ressentie comme une humiliation et une tutelle inacceptable. Alors, peut-être en partie par simple opposition (un peu adolescente!) elle ne fait qu’à sa tête. Et plus vous insistez, moins elle se soumet… Vous perdez sa confiance et la relation finira par devenir un enfer. Essayez de créer des moments plaisants ensemble, des promenades, des activités communes, pour qu’elle vous ressente avec elle et non plus contre elle.
Qu’est-ce qui arriverait au pire, si elle vide ses comptes? Vous deviendrez sa curatrice ?
Il est aussi possible que vous demandiez une consultation auprès de Pro Senectute et discutiez la situation avec une assistante sociale.
Voilà ce que je peux dire avec les éléments que vous m’avez fournis.

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Mon père doit s’occuper de ma mère dépressive

Question du 1er mars 2016

Je viens m’informer auprès de vous à propos de l’aide possible à mon père (88ans) qui depuis un mois doit s’occuper de ma maman (88 ans) qui souffre d’une dépression pour laquelle elle a été hospitalisée pendant 2 mois à la Métairie à Nyon. le retour à la maison ne se passe pas bien, Ma maman est très négative à propos de tout et également très angoissée. Nous cherchons des solutions. Mon père est au bout du rouleau malgré l’aide pratique et en présence que nous essayons de lui apporter. Je  pense qu’il risque de tomber lui-même malade qu’il aurait besoin de pouvoir partager ce qu’il vit. offrez-vous quelque chose de cet ordre?

Réponse de Lydia :

Je comprends le sérieux de la situation de votre vieux papa. Pensez-vous que votre papa pourrait venir demain à la permanence-conseil gratuite à Entrelacs? J’ai encore une place à 19h30. Ce serait bien de le voir rapidement. On pourrait explorer le type de soutien dont il a besoin, par ex. un parrainage, donc un soutien psychologique et moral ou autre chose. Parfois pouvoir parler juste une fois de ce que l’on a sur le cœur peut être suffisant. Entrelacs est au 80 rue de la Servette (à côté du Cinéma Nord-Sud) code 1602, rez. inf. Il peut frapper et entrer.

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Où trouver des directives anticipées?

Question du 23 février 2016
J’ai eu un repas avec mes ex-collègues vendredi dernier et un ex-chef présent me dit qu’il n’a plus trop envie de vivre mais que ces enfants ne veulent rien savoir et ne l’écoutent pas. Je lui ai alors dit que c’était normal, vu leur âge: 16, 18 et 35 ans, mais lui pouvait se préparer en écrivant ses directives anticipés et son testament. J’ai alors cherché un peu sur le net mais n’ai rien trouvé au premier coup d’œil. Tu as une idée ou je peux en trouver? Peut-être appeler des pompes funèbres de la région?
D’autre part, j’ai une amie de longue date qui a été motivée de trouver sa maman au Trinidad à qui ont a diagnostiqué Alzheimer récemment. D’une part parce qu’elle a observé comment ça s’est passé avec mon père cette dernière année et parce qu’elle lit actuellement ton livre (le mien!). Elles parlent aussi anglais ensemble, donc encore une fois les directives seraient bien. Peut-être penses-tu à autre chose qui pourrai l’aider à parler avec sa mère. J’aimerai d’ailleurs lui acheter ton livre parce qu’elle le dévore et elle te fera de la pub en Valais 🙂

Réponse de Lydia :

Ta suggestion faite à l’ex-chef est très judicieuse. C’est une bonne idée de se préparer et un jour d’en parler aux proches. Pour les directives anticipées j’ai bien sûr une idée, très simple :
Tu vas sur le site d’Entrelacs https://entrelacs.ch/directives-anticipees/  où il y a plusieurs options de directives anticipées. Regarde aussi sur cette page sous « lire la suite ». C’est évidemment en français, je n’ai pas connaissance de directives en anglais. Si quelqu’un voudrais se charger de traduire « les directives anticipées complètes 4 pages » ce serait super!
Je suis contente qu’il y ait des gens qui dévorent mon livre ! Dis à ton amie qu’elle peut venir me voir ou me téléphoner un mercredi soir à la permanence (+41 22 740 04 77) pour voir ensemble comment aborder ces thèmes avec sa maman. Je serai enchantai de te dédicacer un livre pour elle.

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Après une période de déni… voilà une grande instabilité émotionnelle

Question du 19 février 2016

Nous devons nous rencontrer prochainement. En attendant de vous voir, je ne sais vers qui me tourner de plus « spécialisé » dans le domaine du deuil pour vous poser une question :
Suite au décès de mon Papa fin décembre, après une période de choc puis de déni (« ce n’est pas possible, il n’est pas mort ») de plus d’un mois où les émotions semblaient comme « gelées », je me retrouve depuis une quinzaine de jours malmenée par une soudaine et violente instabilité émotionnelle. Je suis épuisée, en permanence à fleur de peau, je me mets à crier pour un rien, avant de fondre en larmes, plus de goût à rien et avec l’impression que je ne vais jamais m’en sortir.
Cette instabilité émotionnelle en montagnes russes, très perturbante pour tout le monde, fait-elle partie du processus de deuil ??? Car cet état m’angoisse fortement….

Réponse de Lydia

Oui cela peut faire partie du processus de deuil, lorsque la perte bouleverse beaucoup. Il y a probablement de la révolte qu’il soit mort puis de nouveau la tristesse parce qu’il n’est plus là et un mélange de tout cela. Essayez de ne pas vous défouler sur les autres. Je vous conseille d’écrire sur papier  à votre papa – en attendant qu’on se voie – de lui dire tout ce que sa perte suscite en vous. Puis amenez cet écrit avec vous.  

Je vous joins un petit texte vous donnant quelques indications par rapport à comment vous aider au niveau physique. Je ne vous conseille pas les médicaments antidépresseurs, mais les minéraux et oligoéléments peuvent être utiles.

Ce dont votre corps a besoin au moment du deuil

Ceci étant dit, il est évident que l’intensité des émotions que vous éprouvez au moment d’un deuil impose une contrainte forte, et inhabituelle, à votre organisme.

Dans des cas extrêmes, la prise de médicaments psychotropes peut être momentanément utile.

Dans les autres cas, les médicaments ne sont pas indispensables, mais des mesures nutritionnelles peuvent se révéler cruciales pour surmonter l’épreuve.

En effet, chaque fois que vous subissez un stress, et la perte d’un être cher provoque un stress violent et prolongé, cela provoque dans votre sang une décharge d’adrénaline, de noradrénaline et de cortisol, des hormones sécrétées par les glandes surrénales.

Cette décharge hormonale déclenche le transfert de vos réserves en minéraux et oligo-éléments stockés dans vos organes et vos muscles vers votre sang. Votre corps cherche ainsi à mieux supporter le stress, et à en compenser les effets. Cette réaction est efficace sur le coup.

Mais il faut savoir que ces minéraux et oligo-éléments seront ensuite en grande partie éliminés par les urines et les déjections, les jours suivants.

Dans le cas d’un deuil, ou d’une autre épreuve durable, le stress se maintient durablement. Les décharges hormonales continuent. Vos réserves de minéraux et d’oligo-éléments s’épuisent.

Votre capacité à surmonter votre stress diminue. Vous ressentez fatigue, puis fatigue nerveuse qui se manifestent par des palpitations cardiaques, des troubles gastriques, des troubles intestinaux, des maux de tête et des vertiges qui accentuent encore votre stress. Une déperdition supplémentaire de minéraux et d’oligo-éléments se produit, inévitablement.

Peu à peu, votre système s’emballe et vous allez vers la dépression, par auto-amplification du phénomène !

La solution, vous l’avez devinée : vous devez reconstituer votre capital en minéraux et oligoéléments, au fur et à mesure que vous traversez l’épreuve, et donc consommer ces minéraux. Mais attention, il est crucial également de prendre les vitamines qui vous permettent effectivement d’assimiler les minéraux (sans quoi ils sont évacués par les urines et les déjections). Il est aussi indispensable de consommer des acides aminés et acides gras qui assurent la rétention des minéraux dans vos tissus et entretiennent la production hormonale afin qu’elle ne s’épuise pas, elle non plus.

Alors voici la stratégie en cinq étapes que je recommande :

La stratégie en cinq étapes :

1) Augmentez vos apports en minéraux  

Buvez de l’eau de Vichy-Saint-Yorre, consommez des aliments riches en minéraux (cacao, graines de sésame, sardines, noix, céréales complètes, légumineuses), produits laitiers si vous les supportez, et prenez des compléments de calcium et de magnésium.

2) Assimilez vos minéraux

Rien ne sert de consommer des minéraux si vous ne les assimilez pas.

Les vitamines qui permettent l’assimilation des minéraux sont principalement les vitamines du groupe B (B3, B6, B9, B12), que vous trouvez dans la peau des céréales (germes de blé, flocons d’avoine), les légumineuses (haricot, lentille, petit pois…), les levures de bière et de boulanger, le pain complet, le poisson, la viande (surtout les volailles bio)… La vitamine B6 est particulièrement importante car elle favorise l’assimilation du magnésium et la vitamine D est indispensable au métabolisme du calcium.

3) Retenez vos minéraux

Une fois assimilés dans votre organisme, vous devez retenir les minéraux dans vos tissus. Plusieurs acides aminés jouent des rôles importants : la taurine favorise l’assimilation du calcium et du magnésium, la glutamine est précurseur de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), neurotransmetteur qui empêche le risque de surexcitation neuronale du cerveau ; la tyrosine est essentielle à la production de dopamine, d’adrénaline et de noradrénaline impliqués dans la régulation des performances neuromusculaires, la vivacité d’esprit, la concentration et l’humeur ; l’arginine régulateur du cortisol, hormone médiatrice du stress.

4) Régénérez vos glandes surrénales

Pour éviter que vos glandes surrénales ne s’épuisent, vous devez aussi consommer d’autres précurseurs hormonaux, que sont les acides gras oméga-3 à longue chaîne EPA et DHA. Lorsqu’ils sont associés à tous les éléments ci-dessus, on constate qu’ils se potentialisent mutuellement et ont un effet anxiolytique et tranquillisant.

5) Stimulez votre production de neurotransmetteurs

Le manganèse, le cuivre, le chrome et le sélénium interviennent comme cofacteurs de très nombreuses réactions métaboliques, dont les sécrétions des glandes endocrines. Ces sécrétions sont indispensables pour que votre cerveau continue à produire l’hormone de la bonne humeur (la sérotonine), ainsi que les autres neurotransmetteurs nécessaires à la bonne gestion de vos émotions (acétylcholine, dopamine, GABA…).

En ce qui me concerne, j’utilise en période de stress et dans les moments difficiles de la vie une combinaison de minéraux, de peptides (couples d’acides aminés) et de vitamines particulièrement complète et ciblée appelée Cap Sérénité, mise au point par Lorica, ainsi que leur complexe Oméga-3 (34/24) vendu également par ce laboratoire.

L’addition est assez salée (environ 80 euros pour une cure Cap Sérénité + Oméga-3), mais j’ai constaté une efficacité étonnante, qui m’a fait complètement oublier le prix.

A noter que cette combinaison de produits a un effet bénéfique sur le sommeil, ce qui est très appréciable.

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J’aimerais tant croire qu’il existe une dimension d’amour

Question du 20 janvier 2016

Je vous écris aujourd’hui parce-que vous m’avez énormément aidée, ainsi que ma sœur, lors de la fin de vie de notre père en 2014, décédé depuis d’un cancer foudroyant de la vésicule biliaire. A l’époque, je venais d’accoucher de mon premier enfant lorsque j’ai appris la terrible nouvelle de sa maladie. J’ai aujourd’hui deux enfants dont une qu’il n’aura jamais connue.
La vie a repris son cours, et bien que je me sente parfaitement heureuse en tant que maman et dans mon métier (je suis psychothérapeute), je ne cesse de m’interroger à propos de la mort. J’en suis arrivée à lire toute une série d’articles et de témoignages concernant les NDE. J’aimerais tant croire qu’il existe une dimension d’amour inconditionnel qui échappe à notre perception terrestre, mais lorsque j’y pense, une voix me dit très vite que c’est pour me rassurer et que rien de tel ne peut exister. Que la fin du corps signifie la fin de la conscience. Et donc que je ne retrouverais jamais mon père…
J’avais besoin de vous en parler aujourd’hui, et je le fais brièvement mais je pourrais tergiverser des heures à ce sujet, ce que je préfère vous épargner. Néanmoins, mes questions restent logées en profondeur, et je ne sais qu’offrir de mieux aux personnes endeuillées que j’ai a accompagner sur leur chemin de vie dans mon métier en terme de spiritualité. Car dès qu’un semblant de discours teinté de religiosité vient se mêler de ces débats, je suis dérangée, cela me donne envie de fuir et ne correspond pas à mes valeurs, car je me sens profondément athée. Je distingue religion et spiritualité. Je ne sais pas si vous me suivez…
En fait, j’aurais aimé vous demander ce que vous pensez de tout ceci, et cela fait un moment que j’y pense. D’avance, je vous remercie pour le temps que vous prendrez pour me lire, et vous souhaite une très bonne année 2016.

Réponse de Lydia

Je vous remercie pour votre retour et je vois bien combien que vous êtes sincèrement en quête.
Votre distinction entre religion et spiritualité me correspond tout à fait, je les distingue aussi. Pour moi, la spiritualité signifie être en quête de sens, donner sens à notre existence, à nos épreuves, à notre trajectoire… Les religions tentent toutes à donner des réponses, mais leur directivité et leurs règles ont tendance à enfermer et souvent à infantiliser. Mais le terme Dieu et ce qu’il véhicule est souvent une projection de notre père et de l’autorité. L’homme essaie de nommer l’innommable. Donc, de toute façon c’est illusoire. Comme disait je crois Satprem, vouloir comprendre Dieu c’est comme si la fougère prétendrait comprendre l’homme. 
Donc, oui la spiritualité est importante dans ma vie et la fin de vie et la mort sont pour moi des événements hautement spirituels. Mais c’est l’expérience auprès des mourants qui m’ont fait comprendre cela et que, lors de ces événements, nous touchons à des dimensions nous dépassant. J’en ai parlé dans  mon livre La fin de vie une aventure. Je crois bien que seulement l’expérience vécue peut convaincre l’athée que vous êtes. Alors cela deviendra une intime conviction qui n’a plus besoin de la foi ni des croyances. 
Mes accompagnements du deuil sont évidemment teintées par cette intime conviction qu’il existe d’autres dimensions et je vois beaucoup de personnes endeuillées  qui ont une sensibilité accrue et des perceptions et observations de phénomènes étranges et irrationnels. Je n’ai pas de problème à les croire, d’ailleurs, si ce n’était pas le cas, elles n’en partageraient rien.
Je vous suggère une lecture qui pourrait vous éclairer, écrite par une athée pure et dure (en tout cas avant qu’elle ne rencontre des mystères) : Valérie Séguin, Les trois jours et demi après la mort de mon père. Ed. Les Arènes. Je ne peux que vous conseiller de continuer votre quête. Ceux qui cherchent ont tendance à trouver !

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Le régime du Dr.Gerson

Charlotte Gerson, 89 ans, parle du régime de son père

Charlotte Gerson

Charlotte Gerson a 89 ans et est resplendissante de santé. Elle n’a ni médecin et n’a jamais été malade parce qu’elle pratique le régime développé par son père, le Dr. Max Gerson, qui a sauvé des milliers de cancéreux en phase terminale. Malheureusement lui est arrivé ce qui arrive à beaucoup de médecins pratiquant des approches alternatifs: Le Dr. Gerson a été persécuté malgré ses incroyables succès thérapeutiques et finalement chassé des USA  pour ses pratiques médicales. Sa clinique est installée de l’autre côté de la frontière, au Mexique, où des patients du monde entier se font et se sont fait soigner et qui ont guéri. Le régime ne traite pas seulement le cancer, mais toute affection, vu que c’est une approche de terrain et de base.
Cliquez sur l’image pour voir la vidéo en anglais (sous-titrée français) .

Véritable bombe thérapeutique : la cure Gerson

La cure Gerson, une véritable bombe thérapeutique qui a discrètement sauvé des milliers de malades depuis plus de 50 ans. Jamais personne, jusque-là, n’avait entendu parler de cette méthode qui laisse loin derrière, en efficacité, ce que l’on connaissait. Ici pas de médicament miracle, mais la simple logique pour restaurer rapidement l’organisme :

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La mort de mon père est comme un cataclysme

Question du 15 janvier 2016

Ca fait longtemps que j’ai envie de vous recontacter, depuis notre premier « échange ». A l’époque votre réponse m’avait beaucoup émue, même si je ne « comprenais » pas tout. Suite à cela je me suis procurée votre livre….
Pendant près de 3 mois il m’a accompagnée, enseignée, rassurée, fait pleurer…. C’était un peu comme un compagnon de route, et j’ai tenté de cheminer avec lui au fil des pages. Merci pour ce si beau livre….
Je n’ai pas pu faire tous les exercices proposés, bien que j’en ai eu la volonté je n’y suis pas parvenue. C’était peut-être trop dur de visiter certaines blessures du passé seule, et alors que mon Papa déclinait rapidement.
Vous savez je n’ai toujours pas réussi à accepter sa maladie, ce cancer terrible et fulgurant, et de l’avoir entendu et su se dégrader physiquement tellement rapidement….
En effet mon papa habitait à la Réunion et moi à Annecy, d’où les 9000 ou 10 000km de distance dont je parlais dans mon premier message. Ca aussi ça a été une terrible épreuve, la distance, et j’ai d’ailleurs regretté que vous ne l’évoquiez pas dans votre livre….
Il y a environ un mois j’ai tenté de vous écrire un mail. Mais je n’y arrivais pas. Dans ce mail j’écrivais « mon papa est toujours en vie »……..
Aujourd’hui ce n’est plus le cas, mon papa est décédé le 30 décembre.
C’est comme un cataclysme qui s’est abattu sur moi. Tout ça, son cancer, tout de suite métastasé, généralisé, la distance géographique (même si j’ai eu la chance d’aller le voir cet été), son déclin foudroyant, n’avoir pas pu assister à sa fin de vie, ni à ses funérailles….. Ca fait trop! Au mois de juillet tombait l’annonce du cancer, moins de 6 mois plus tard il est déjà mort….
Pour moi c’est juste insupportable. Je suis en train de me noyer et je ne sais pas comment remonter à la surface.
J’ai une petite fille de 3 ans. Toute ma vie est perturbée, chamboulée, en miettes. J’ai l’impression que je viens de subir un tremblement de terre. J’ai besoin de votre aide, les livres ne suffisent plus…………

Réponse de Lydia :

Bien que j’aie écrit le dernier chapitre dans mon livre sur le deuil, je comprends qu’à certains moment les émotions sont trop forts et on a besoin d’un soutien direct. 
C’est vrai que je n’ai pas pensé à aborder la souffrance de la distance quand un proche est gravement malade. Je comprends aussi que vous n’avez pas pu assister à ses derniers jours, ni à tous les rituels de deuil (la toilette mortuaire, les veillées, les célébrations des funérailles…) qui sont si importants pour faire ses adieux à un être cher entourée par la chaleur familiale. Vous les avez manqué, mais avez-vous pu au moins lui dire adieu par téléphone ? Je vous conseille de vous installer avec une feuille de papier devant une bougie allumée et une photo de papa plus un paquet de mouchoirs. Puis écrivez-lui une lettre dans laquelle vous exprimez ce que vous ressentez, ce que vous auriez aimé lui dire, pardonner, demander, et tout ce dont vous pouvez le remercier. Partagez avec lui par cet écrit, comme si vous lui parliez. Vous savez, il n’est pas encore bien loin. Parfois on peut sentir les défunts tout proches (qui ne sont morts que du point de vue corporel). Ils peuvent aussi nous apparaître dans les rêves, mais pour cela il faudrait émerger un peu des émotions qui font écran.
Et si vous ne vous en sortez pas, allez voir un-e thérapeute ou venez me voir. Annecy n’est pas si loin de Genève ni de Bellegarde, où je vis.
Le deuil est un travail de traversée émotionnelle, mais pour en renaître avec l’être aimé habitant désormais notre cœur.

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Une heure de service par 1 m² d’habitation

  • Vu la grave pénurie de logements à Genève et vu que beaucoup de personnes âgées continuent à vivre dans des grands appartements gardés du temps où elles avaient une famille de 4, 5 ou 6 personnes, appartements qui aujourd’hui sont totalement sous-utilisés, 
  • vu d’autre part le vieillissement difficile et l’isolement comme un constat fréquent auprès des aînés, 

–>une jolie initiative lancée à Genève par l’Université et Pro Senectute propose de mettre ces problématiques ensemble en une solution où tout le monde gagne: 

1 H PAR  M²

Pour en savoir plus de ce projet cliquez ici  1h_par_m2

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Une dame veut acheter un livre sur le suicide …

Question du 9 janvier 2016:
J’ai été contactée par une dame qui vit en EMS et qui désire acheter un livre sur le suicide et les somnifères. Cette demande est préoccupante. Elle a mentionné un livre que l’association Exit avait proposé en son temps, je pense que c’est « suicide mode d’emploi », livre retiré de la vente depuis lors.
Je pensais lui envoyer votre livre, qu’en pensez-vous?

Réponse de Lydia:
Je vous remercie pour votre message. Je pense que cette dame réfléchit sur la fin de vie et probablement aussi comment y mettre fin. Évidemment, mon livre aborde la fin de vie de manière très différente de son envie par mon parallèle avec la naissance. C’est une proposition sur comment traverser l’épreuve jusqu’au bout, comme un accouchement ou une naissance. Vision à laquelle elle n’est probablement pas ouverte.
Maintenant, il me semble important de tenir compte aussi de sa préoccupation et demande. Donc dans ce sens je recommande « La dernière leçon » de Noëlle Châtelet, ce récit d’une femme âgée qui prépare sa fille à son propre suicide programmé, livre dont la version filmée est actuellement sur les écrans avec Sandrine Bonnaire.
Si la dame souhaiterait trouver quelqu’un pour discuter sur toutes ces questions de la fin de vie et de comment mourir, vous pouvez lui donner les coordonnées d’Entrelacs. Nous la recevrons volontiers et gratuitement, mais pouvons aussi nous déplacer chez elle.

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J’ai besoin de soutien

Question du 3 décembre 2015

J’ai besoin de soutien pour m’accompagner dans mon projet avec mes parents malades.
Mon père (1932) a fait un AVC en mai 2011 et il est resté cérébro-lésé et très handicapé. Ma mère (1936), qui est psychiquement malade (dépression grave) a toujours été soutenue par mon père.
Elle a fait une décompensation après l’AVC de mon père (ce qui était prévisible) et j’ai donc dû placer mes deux parents en Institution médicalisée. Actuellement, mes enfants adultes et autonomes ayant quitté le domicile familiale, j’ai le projet de faire revenir ma mère chez moi, car il faut absolument lui faire retrouver une vie « normale » ; elle est en train de sombrer aux côtés de mon père. Il y a également des enjeux financiers (sinon je vais devoir vendre l’appartement de mes parents, dans lequel je vis et me retrouver à la rue avec un très petit salaire pour me reloger). Du coup, si je vends cet appartement, il ne me sera plus possible après le décès de mon père, de récupérer ma mère qui n’a aucunement envie de terminer ses jours seule en EMS.
Ma mère accepte donc d’abandonner mon père, mais elle culpabilise beaucoup et il faut que je mette en place tout une structure psychologique pour elle-même et aussi pour mon père que je ne sais pas comment préparer à cette séparation. Je cherche également à changer mon père d’EMS pour le rapprocher de notre domicile, afin qu’il soit plus facile pour ma mère d’aller tous les jours lui rendre visite et manger à midi avec lui.
Je suis seule, sans mari et sans fratrie, je ne tiens pas à responsabiliser de trop mes enfants qui commencent leur vie d’adulte, mais j’ai vraiment besoin d’être soutenue psychologiquement dans ce changement radical de vie.
Merci de bien vouloir me contacter.

Réponse de Lydia

En lisant la description de votre situation je peux aisément comprendre que vous portez beaucoup sur vos épaules.
Nous avons justement mis sur pieds l’année passée un service de parrainage de proches-aidants tels que vous qui ont besoin de soutien dans leur tâche si souvent lourde. La marraine que nous pouvons mettre à votre disposition a aussi été proche-aidante dans le passé. C’est son expérience vécue personnellement qui lui donne la légitimité d’accompagner d’autres dans la même situation. Elle est à votre disposition selon votre besoin et désir (en vous promenant, à domicile, au Café, par téléphone…). Pour commencer je peux vous recevoir lors de notre permanence conseil gratuite du mercredi soir entre 18h30 et 21h (tél. 022 740 04 77) pour analyser votre situation, votre besoin et demande.

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Directives anticipées

Question du 24 novembre 2015
Le formulaire directives anticipées dialog etik est-il valable en France ?

Réponse de Lydia:
Les directives anticipées très complètes éditées par Dialog Ethik (à consulter sur https://entrelacs.ch/category/themes/directives-anticipees/) sont valables aussi en France. Il n’y a aucune mention de l’assistance au suicide, autorisée en Suisse, mais interdite en France.

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J’ai peur que maman nous quitte

Question du 21 octobre 2015 :

Vous savez, j’ai peur que ma maman nous quitte car je suis très attachée à elle, mais la libérer me soulagera oui, car je suis certaine que par moment elle souffre soit physiquement mais aussi moralement peut-être, même si le médecin me dit que au niveau cérébrale c’est plus possible! Mais continuer à pouvoir la voir et la toucher, profiter de sa présence oui, mais je veux pas qu’elle souffre, elle est enfermée dans ce corps qui l’oblige à être totalement dépendante pour tout, si un moment elle peut plus avaler, ce qui pose déjà des problèmes maintenant, ils vont mettre la pompe à morphine et ils la laisseront partir car je refuse l’acharnement thérapeutique, car ma mère n’aurait pas voulu elle me l’avais dit, quand elle était encore très bien et souvent elle disait ça! Elle voulait s’inscrire à exit et elle avait dit aussi si un jour je sais que je suis atteinte d’alzheimer, je saute par la fenêtre! Ce serait mieux d’éviter cette dernière phase, de la voir partir en espérant qu’elle ne ressent plus rien! Ni faim ni soif car avec la pompe ils sont comme dans un coma! Mais je me dis que personne sait vraiment si ils se voient pas partir comme ça ces personnes? Comme vous dites par la conscience, ne se voient-ils pas allonger sur ce lit? Dans cet état les yeux en arrière et la bouche ouverte! J’ai vu un autre résident comme ça avec la pompe et il est parti en juillet! Mais pour nous, mes filles et moi, on aime la voir mais plus comme ça ou pire, à attendre que tout s’arrête! C’est une grande souffrance pour nous trois! Mais bon beaucoup de gens disent que je suis égoïste de vouloir qu’elle vive comme ça alors que c’est pas vrai, je suis attachée et je crains son départ mais pour elle, c’est mieux de partir rejoindre mon père? Non?
Merci en tous cas de m’avoir répondu car je vis pas bien du tout cette expérience qui touchent tôt ou tard tout le monde un jour ou presque alors suis-je plus sensible? Ou l’attachement est-il trop profond? J’ai une vie difficile et mon entourage me qualifie en tant que femme très forte et je me sens si faible pourtant!

Réponse de Lydia :

Je vous sens très divisée : une part de vous aimerait retenir votre maman, une autre désire qu’elle puisse partir. Cette position est très malaisée car vous êtes coincée entre deux directions opposées. Je pense d’ailleurs possible que votre maman le sente. Que craignez-vous dans la mort de votre maman ? Ce serait important de répondre à cette question pour pouvoir vous libérer de votre peur. Je suggère parfois à des personnes se trouvant dans votre situation, de dire à la personne mourante que vous souhaitez qu’elle puisse lâcher prise lorsque ce sera juste pour elle. Puis de rajouter que bien sûr vous aimeriez la garder auprès de vous, mais que vous allez vous relever d’une séparation, même si vous ne savez pas encore comment,  afin qu’elle puisse être fière de vous. Mon expérience personnelle est que nous sommes poussés à devenir adulte avec la mort de nos parents. C’est peut-être aussi ce qui vous attend ?
L’état du coma est très mystérieux. Il y a de nombreuses expériences de coma dont les personnes qui en sont revenues ont témoigné de ce qu’elles ont entendu et même vu de nous (étant hors de leur corps). C’est pour cela que nous conseillons toujours de leur parler comme si elles étaient conscientes et aussi à observer très attentivement des possibles mini mouvements. En ce qui est concerne la perception d’elles-mêmes, il semble que l’extérieur n’a plus du tout d’importance. Tout ce qui compte est l’amour qu’elles ressentent.

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