Article trouvé dans la revue « NÉOSANTÉ » du 21.3.2018 proposant un point de vue intéressant sur la maladie d’Alzheimer.
Il y a trois mois, lors de notre traditionnelle journée Portes Ouvertes, j’ai été abordé par une gentille dame, dans la septantaine, qui voulait me demander conseil à propos de son mari affligé de plusieurs maladies. Si je me souviens bien, cet homme souffrait à la fois d’arthrose, de diabète, d’hypercholestérolémie et d’un probable début d’Alzheimer car, me dit son épouse, il « commençait à perdre la tête ». Malgré qu’il soit suivi par « des sommités médicales dans des hôpitaux réputés », ses traitements étaient inopérants et son état s’aggravait de jour en jour. Après ma mise au point habituelle (je ne suis pas médecin et je ne donne pas de conseil d’ordre médical), j’ai simplement fait deux suggestions hygiénistes, celle de privilégier une alimentation de type paléo/cétogène et celle de pratiquer une activité physique soutenue. J’insistai particulièrement sur ce deuxième point car les maux du mari étaient de ceux qui s’accentuent par la sédentarité et qui s’améliorent souvent par le mouvement. Comme la visiteuse restait silencieuse, je lui demandai à quel genre d’exercices s’adonnait son époux et elle me répondit tout bas qu’ « il marchait quotidiennement dans l’appartement ». Interloqué, je m’enquis alors de son âge : « 93 ans, me dit-elle, il a presque 20 ans de plus que moi ». Là, c’est moi qui me suis tu, car je préfère me taire que de blesser autrui par des réflexions maladroites. C’est intérieurement que j’ai pensé : mais pourquoi diable cet homme si âgé n’accepte-t-il pas son âge et les inévitables outrages de la vieillesse ? Pourquoi, alors qu’il a déjà allègrement dépassé l’espérance de vie masculine en Belgique, ne se prépare-il pas sereinement pour le dernier voyage au lieu de « courir » les cabinets médicaux et les cliniques ? Serait-ce la peur de mourir ? Et celle-ci serait-elle liée à la démence sénile ?
Pour moi, cette dernière question n’est plus une interrogation : je suis persuadé que la maladie d’Alzheimer trouve sa cause dans la peur du trépas et l’inacceptation de l’inéluctable.








Si un jour tu me vois vieux, si je me salis quand je mange et que je ne réussis pas à m’habiller, sois compréhensif, souviens-toi du temps que j’ai passé pour t’apprendre.
Voici une interview inspirante avec le Dr. Louis Ploton, psychiatre et spécialiste de la maladie d’Alzheimer, paru sur Migros Magazine le 5 mai 2014.
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La déshydratation cachée guette bien des personnes âgées, parce que la sensation de soif diminue, voire disparaît. Donc la recette ci-dessous tombe bien.
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